mardi 29 juillet 2008

Les expats.


Je me suis toujours demandé ce que devenait les premiers de la classe. Les lécheurs de cul de profs, ceux que personne n'aimait et qui ne partageaient jamais leurs notes de cours. Maintenant, je sais: ils sont devenus expats en Égypte et ils sont toujours aussi cons. Ils travaillent comme directeurs financiers pour des grosses boîtes européennes et roulent en BM. Ou bossent dans la défense des droits des enfants et roulent en Toyota Land Cruiser. Race étrange d'individus dont la satisfaction personnelle repose d'abord sur la misère comparée d'autrui. Plus les autres sont pauvres, plus eux ont l'air riche et plus ça les fait triper.Il faut les voir pavaner en short dans les rues de la ville, négocier une livre ou deux (=10 cents) à un marchand de fruits ambulant perplexe ou s'enorgueillir d'avoir laissé la moitié du prix de la course à un chauffeur de taxi incapable de trop s'énerver pour cause de police touristique à proximité. Mais le pire reste sans aucun doute le racisme contre les égyptiens: "tous des serpents" dixit mon ex-patron espagnol lui-même marié à une tunisienne, "immondes, il ne faut jamais leur serrer la main:" voisine allemande installée au Caire depuis 15 ans", "des obsédés sexuels, tout ce qu'ils veulent c'est coucher": une amie pakistanaise , "je ne veux pas d'égyptien chez moi: mon proprio égyptien, self-hater". Heureusement, ils ne sortent pas de Zamalek.