Trompé par les souvenirs poussiéreux de jolies danseuses égyptiennes se trémoussant gracieusement dans de vieux films en noir et blanc, l'arabe de passage au Caire ne peut s'empêcher d'aller visiter un ou deux cabarets de danse orientale en espérant peut-être retrouver parmi les volutes de tabac au miel, un peu de ces moments troubles qui ont égayé nos tendres années...Grossière erreur. Les cabarets du Caire tiennent plus de la colonie de vacances (genre spécial fête du trône) que d'un quelconque lieu de débauche. Sur la scène, une dame bien au delà de l'âge de la ménopause se trémousse en jeans devant une assistance de touristes désemparés alors qu'un individu moustachu s'amuse à lui jeter des coupures de 5 livres. Ces mêmes billets sont récupérés par un employé qui les lui remet une deuxième fois, puis une troisième fois histoire de prolonger un peu plus le quart d'heure de gloire de l'aspirant pacha. Entre temps, des familles entières (avec marmaille et beaux-parents) s'installent au pied de l'estrade, serrent scrupuleusement la main de la danseuse et bons spectateurs, envahissent la scène pour y danser joyeusement. Vérifications faites, il paraîtrait que les frères musulmans n'apprécient guère ces déhanchements publiques fort peu orthodoxes. Du coup pour ce verdir les yeux, il faut cracher 300 livres au Sheraton du coin. Et les filles sont russes.
samedi 2 août 2008
Ce ventre que je ne saurais voir.
Trompé par les souvenirs poussiéreux de jolies danseuses égyptiennes se trémoussant gracieusement dans de vieux films en noir et blanc, l'arabe de passage au Caire ne peut s'empêcher d'aller visiter un ou deux cabarets de danse orientale en espérant peut-être retrouver parmi les volutes de tabac au miel, un peu de ces moments troubles qui ont égayé nos tendres années...Grossière erreur. Les cabarets du Caire tiennent plus de la colonie de vacances (genre spécial fête du trône) que d'un quelconque lieu de débauche. Sur la scène, une dame bien au delà de l'âge de la ménopause se trémousse en jeans devant une assistance de touristes désemparés alors qu'un individu moustachu s'amuse à lui jeter des coupures de 5 livres. Ces mêmes billets sont récupérés par un employé qui les lui remet une deuxième fois, puis une troisième fois histoire de prolonger un peu plus le quart d'heure de gloire de l'aspirant pacha. Entre temps, des familles entières (avec marmaille et beaux-parents) s'installent au pied de l'estrade, serrent scrupuleusement la main de la danseuse et bons spectateurs, envahissent la scène pour y danser joyeusement. Vérifications faites, il paraîtrait que les frères musulmans n'apprécient guère ces déhanchements publiques fort peu orthodoxes. Du coup pour ce verdir les yeux, il faut cracher 300 livres au Sheraton du coin. Et les filles sont russes.