Lonely Planet recommande au touriste prudent de traverser les rues dangereuses du Caire en se glissant subrepticement entre deux locaux tout en appelant à la grâce de Dieu (qui est toujours là lorsqu'on Le demande). Si la méthode est tout à fait recommandée là où elle peut être appliquée, le piéton isolé n'en demeure pas moins confronté à une question existentielle: comment faire pour traverser le flot puissant et incessant de voitures aux freins incertains quand aucune d'entre elle ne semble ralentir et quand la petite fille du gardien (petit bout de chou de 4 ans) s'est faite renverser juste devant. L'option la plus sage reste bien entendu de rentrer chez soi et de regarder MBC3. Pour les situations urgentes, il convient de ne point jouer les matamores et d'attendre patiemment qu'un âne bloque la circulation, que deux microbus fassent barrage ou qu'un flic débraillé (et à peine majeur) se réveille et se mette à invectiver les passants pour tenter la périlleuse traversée. Me voyant hésiter devant une intersection pour le moins chargée, un co-piéton ventru me lance ce conseil plein de bon sens: Il faut courir vite.
dimanche 20 juillet 2008
Traversée.
Lonely Planet recommande au touriste prudent de traverser les rues dangereuses du Caire en se glissant subrepticement entre deux locaux tout en appelant à la grâce de Dieu (qui est toujours là lorsqu'on Le demande). Si la méthode est tout à fait recommandée là où elle peut être appliquée, le piéton isolé n'en demeure pas moins confronté à une question existentielle: comment faire pour traverser le flot puissant et incessant de voitures aux freins incertains quand aucune d'entre elle ne semble ralentir et quand la petite fille du gardien (petit bout de chou de 4 ans) s'est faite renverser juste devant. L'option la plus sage reste bien entendu de rentrer chez soi et de regarder MBC3. Pour les situations urgentes, il convient de ne point jouer les matamores et d'attendre patiemment qu'un âne bloque la circulation, que deux microbus fassent barrage ou qu'un flic débraillé (et à peine majeur) se réveille et se mette à invectiver les passants pour tenter la périlleuse traversée. Me voyant hésiter devant une intersection pour le moins chargée, un co-piéton ventru me lance ce conseil plein de bon sens: Il faut courir vite.