jeudi 3 juillet 2008

To be or not to be.


Depuis mon arrivée à pays, ma qualité d'arabe non-egyptien attire chez tous mes interlocuteurs des remarques existentielles mais néanmoins contradictoires. Certains affirment haut et fort que j'ai une tête d'égyptien et que je ressemble à s'y tromper au beau-frère de l'un ou au cousin de l'autre. D'autres jurent leur grand Dieu qu'ils me verraient arriver à des kilomètres et que des têtes comme la mienne ne sont faites qu'en Syrie ou au Liban. Réunissant, les deux avis, Mahmoud du bureau m'apprend aujourd'hui que j'ai un double en la personne de son beau-frère libyen. Refusant de tremper dans la polémique, les chauffeurs de taxi me font très plaisir en me demandant à chaque fois le double du prix du trajet.