
À l'aeroport 4h à l'avance pour cause de lift pressé mais c'est déjà ça de gagné sur le train (et le bus et le taxi). Des Khaligis barbus et saouls plein le nouveau terminal, quelques putes en partance pour le golf et partout des douaniers. Des magnanimes, des pointilleux, des soupconneux, des rigolards, des qui s'en battent les couilles. Une jeune campagnarde de 15 ans m'aborde à l'heure de l'embarquement: me prend pour un français, s'excuse de venir de Moulay Driss et m'avoue en rougissant qu'elle est bien contente de rejoindre sa tante au Caire. Là-bas au moins, elle pourra avoir des amis qu'elle me dit. Oui, beaucoup.