samedi 12 juillet 2008

Voiles.

La population féminine égyptienne se divise en trois groupes bien distincts. Les voilées, les ninjas et les super-ninjas. Les premières se cachent les cheveux sans pour autant céder quoi que ce soit aux exigences de la coquetterie (voir billet précédent). Les secondes se couvrent l'intégralité du visage et du corps à l'aide d'une simili-burqa de couleur noire (marron foncé pour les plus aventureuses) et ne laissent voir que les mains, les pieds et les yeux. À ces deux groupes, une troisième catégorie de super-ninjas donne le change en ne laissant absolument rien paraître. Pour ces premières de la classe de Dieu, tout dans la femme est sujet à excitation sexuelle et doit donc être caché de la vue de ces hommes si facilement dévoyables. Les mains sont donc cachées sous d'épais gants noirs afin d'éviter de provoquer l'appétit des fétichistes des doigts, les pieds sont couverts de chaussettes pour neutraliser les obsédés du talon et même les yeux sont couverts afin de couper tout espoir aux âmes sensibles. Au KFC du coin, tout ce beau monde suit religieusement les derniers clips libanais sur Mélody Hits.