Ce matin au boulot, formation en "Gender Equality". Encore des histoires de femmes battues par leurs bedonnants et moustachus maris que je me suis dit pendant ma course-poursuite en Lada du jour. Et bien que nenni. Arrivé au centre local de traitement de la violence domestique, j'apprend que la majeure partie des clients sont des hommes qui souffrent de l'indélicatesse de leurs charmantes (mais néanmoins solides) épouses. Les malchanceux du refuge se plaignent de dépression, d'anxiété et d'impotence. Certains se font battre, ont le nez cassé ou échappent de peu à un infortuné coup de couteau. Les maris impécunieux se font repprocher leur manque de sens des affaires. D'autres encore, un regard un peu trop appuyé sur une voisine en niqab/galabiya de nuit. Le machisme régnant dans la société egyptienne empêche ses malheureux de se plaindre ou de chercher de l'aide ailleurs que dans notre centre. Nos donateurs internationaux sont cependant formels: on coupe les fonds.
vendredi 8 août 2008
Les Égyptiennes II : Le retour.
Ce matin au boulot, formation en "Gender Equality". Encore des histoires de femmes battues par leurs bedonnants et moustachus maris que je me suis dit pendant ma course-poursuite en Lada du jour. Et bien que nenni. Arrivé au centre local de traitement de la violence domestique, j'apprend que la majeure partie des clients sont des hommes qui souffrent de l'indélicatesse de leurs charmantes (mais néanmoins solides) épouses. Les malchanceux du refuge se plaignent de dépression, d'anxiété et d'impotence. Certains se font battre, ont le nez cassé ou échappent de peu à un infortuné coup de couteau. Les maris impécunieux se font repprocher leur manque de sens des affaires. D'autres encore, un regard un peu trop appuyé sur une voisine en niqab/galabiya de nuit. Le machisme régnant dans la société egyptienne empêche ses malheureux de se plaindre ou de chercher de l'aide ailleurs que dans notre centre. Nos donateurs internationaux sont cependant formels: on coupe les fonds.